Vue d’ensemble :
La mygale en France regroupe entre 16 et 21 espèces appartenant à des familles comme Nemesiidae et Atypus. Ces arachnides, souvent petites et discrètes, occupent majoritairement le sud du pays ainsi que la Corse. Leur répartition géographique et leurs caractéristiques physiques varient sensiblement selon les espèces présentes en métropole.
La présence de mygales en France métropolitaine défie l’idée reçue selon laquelle elles seraient uniquement tropicales. Ces arachnides terrestres se rencontrent notamment sur des sols sablonneux ou calcaires, à l’abri dans des terriers tapissés de soie. L’observation reste rare en raison de leur comportement discret et nocturne, ainsi que de leur habitat naturel éloigné. Comprendre la distribution et le mode de vie de ces mygales françaises permet de mieux les identifier et d’apprécier leur rôle dans les écosystèmes locaux.
Mygale en France : inventaire des espèces métropolitaines
En France métropolitaine, on dénombre entre 16 et 21 espèces de mygales réparties dans trois principales familles : Atypus, Cteniza et Nemesia. Ces arachnides, contrairement aux idées reçues, ne sont pas de grandes araignées tropicales mais plutôt des espèces discrètes et souvent petites.
La mygale la plus connue est Atypus affinis, surnommée aussi “mygale commune” ou “mygale à chaussette”. Cette espèce se rencontre dans une large partie de la France, même jusqu’au centre de Paris.
La famille Nemesiidae compte plusieurs espèces présentes dans le sud, notamment Nemesia caementaria, appelée “petite mygale maçonne”. Elle partage son habitat avec Nemesia dubia et Nemesia simoni.
En Corse, la mygale Cteniza sauvagesi est bien implantée. D’autres espèces du genre Cteniza, comme Cteniza moggridgei, vivent dans le sud-est métropolitain et en Italie. Ces espèces se reconnaissent aisément par leur mode de vie souterrain et la construction d’opercules soyeux à leur terrier.
Répartition des mygales en France et habitats
Les mygales françaises sont principalement localisées dans le sud du pays et en Corse, bien qu’Atypus affinis remonte jusqu’au centre de Paris. On les trouve sur des sols sablonneux, calcaires ou secs, dans des milieux variés : talus, pelouses calcicoles, landes, murets et forêts claires.
Ces araignées sont terrestres et creusent des terriers dans lesquels elles vivent de façon solitaire. Leur habitat naturel est souvent éloigné des zones très fréquentées par l’humain, ce qui explique la rareté des observations.
Nemesia caementaria, par exemple, occupe des territoires situés dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude et l’Hérault. De même, Cteniza sauvagesi prefère les zones sèches et peu végétalisées de Corse.
Caractéristiques et tailles des espèces courantes
Les mygales présentes en France métropolitaine ont des tailles relativement modestes. La taille varie généralement de 7 à 15 mm chez Atypus affinis, avec des femelles plus grandes que les mâles. Par exemple, les femelles mesurent environ 15 millimètres tandis que les mâles sont un peu plus petits et plus sveltes.
Nemesia caementaria est plus grande, avec une longueur avoisinant les 20 millimètres pour la femelle et environ 12 millimètres pour le mâle. Sa longévité est remarquable : les femelles peuvent vivre jusqu’à 20 ans, alors que les mâles ne dépassent pas 7 mois.
Cteniza sauvagesi, une espèce corse, dépasse les autres par sa taille, la femelle pouvant atteindre jusqu’à 38 millimètres, et le mâle de 20 à 27 millimètres. Les femelles sont bien plus territoriales et fidèles à leur terrier que les mâles qui préfèrent se cacher sous les pierres.
Les mygales ont une apparence plutôt massive malgré leur petite taille. Le céphalothorax est souvent luisant, de couleur brune à verdâtre, avec un abdomen brun rouge ou grisâtre selon l’espèce. Le camouflage se fait par ces teintes sobres, souvent recouvertes de débris naturels.
Notre point de vue. “Observer les mygales en France demande patience et discrétion car leur comportement souterrain et nocturne les rend difficiles à détecter.”
Comparaison avec les mygales exotiques
Dangerosité et morsures pour l’Homme
Contrairement aux mythes populaires associant les mygales à de grosses araignées venimeuses, celles vivant en France métropolitaine ne présentent pas de danger réel pour l’homme. Leur venin est peu toxique et non mortel, adapté uniquement à capturer des proies de petite taille. La plupart des morsures sont très rares, voire anecdotiques.
En outre, leur petite taille et leur comportement discret les rendent peu aptes à provoquer des interactions négatives avec l’humain. Les risques d’infection ou surinfection suite à une morsure restent plus préoccupants que le venin lui-même.
Taille, apparence et camouflage des espèces françaises
Les mygales de France se distinguent nettement des espèces exotiques par leur taille modeste : elles ne dépassent souvent pas 2 centimètres, tandis que certaines mygales tropicales peuvent atteindre jusqu’à 30 cm d’envergure.
Leur aspect physique est moins impressionnant : elles arborent des teintes terreuses qui leur permettent de passer inaperçues dans leur milieu naturel. Leur camouflage est d’autant plus efficace qu’elles vivent généralement dans des terriers ou sous des abris naturels comme des pierres ou des feuilles.
Observation et comportement des mygales en France
Les mygales françaises ont un comportement très discret et sont principalement nocturnes. Elles vivent en solitaire et occupent des terriers ou tunnels qu’elles creusent et tapissent de soie pour se protéger des prédateurs.
Par exemple, la célèbre Atypus affinis construit une toile en forme de chaussette qui s’étire au sol et avertit l’araignée de la présence d’une proie grâce aux vibrations. Le mâle utilise une méthode raffinée pour localiser la femelle en détectant les phéromones présentes sur cette chaussette et, après un accouplement en hiver, il partage le territoire pendant plusieurs mois.
Les femelles pondent leurs œufs dans un cocon au sein du terrier. Les jeunes restent ensuite protégés sous la surveillance maternelle jusqu’au printemps. La durée de vie des femelles, pouvant atteindre jusqu’à 20 ans chez certaines espèces, est notablement longue pour des arachnides.
L’élevage et la capture de mygales en France peuvent avoir un impact sur les populations naturelles. Le prélèvement génère du stress et contribue à la rareté de certaines espèces. Il est conseillé de privilégier l’observation sur le terrain et d’éviter toute manipulation.
- Comportement solitaire et discret.
- Vie souterraine en terriers ou tunnels sécurisés par des opercules de soie et terre.
- Phéromones utilisées par les mâles pour localiser les femelles.
- Longévité variable selon le sexe et l’espèce.
- Impact négatif possible des prélèvements sur la population naturelle.
FAQ — mygale en France
Est-ce qu’il y a des mygales en France ?
Il existe entre 16 et 21 espèces de mygales en France métropolitaine, réparties principalement dans les familles Atypus, Cteniza et Nemesia. On les trouve surtout dans le sud, en Corse, et jusqu’au centre de Paris pour certaines espèces comme Atypus affinis.
Quelle est la plus grosse mygale en France ?
La plus grosse mygale en France est Cteniza sauvagesi, endémique de Corse, avec des femelles pouvant atteindre 38 millimètres, tandis que les mâles mesurent entre 20 et 27 millimètres.
Quelles araignées sont dangereuses en France ?
Les mygales françaises ne sont pas dangereuses pour l’homme car leur venin est peu toxique et non mortel. Les morsures sont rares et généralement sans gravité, contrairement à certaines idées reçues sur les mygales exotiques.
Quelle est la différence entre tarentule et mygale ?
Les mygales françaises sont de petites araignées terrestres vivant en terriers, souvent discrètes, tandis que les tarentules exotiques sont beaucoup plus grosses et impressionnantes. Les mygales locales ont aussi un venin moins puissant.
Quelle est la taille moyenne des mygales en France ?
La taille moyenne des mygales françaises varie entre 7 et 15 millimètres pour Atypus affinis, autour de 12 à 20 millimètres pour Nemesia caementaria, et jusqu’à 38 millimètres pour les femelles de Cteniza sauvagesi en Corse.
Comment observer les mygales en France sans nuire à leur population ?
Observer les mygales nécessite patience et discrétion du fait de leur mode de vie souterrain et nocturne. Il est conseillé d’éviter la capture pour ne pas stresser les araignées et protéger ainsi les populations naturelles souvent fragiles.
Je m’appelle Erwan, j’ai 45 ans et je suis passionné par les travaux et le bricolage depuis toujours. Avec 20 ans d’expérience dans l’immobilier, j’aime donner vie aux projets, des petites rénovations aux grands chantiers. Et quand je ne suis pas dans la poussière ou les plans, j’apprécie les moments simples entre amis, autour d’un bon repas ou d’une discussion animée.
